2005 Hongkong
L’industrialisation des pays en développement menacée? (02.11.05)
(Cet article est tiré de la brochure Enjeux Nord-Sud à l'OMC)
Les négociations en cours portant sur les biens industriels sont appelées NAMA (Non Agricultural Market Access). Le but est de contraindre les pays en développement à abaisser, et plus tard à éliminer, leurs droits de douane (parfois encore élevés) sur les produits industriels. C’est ce que demandent surtout les Etats-Unis, l’Union européenne, le Canada et la Suisse. Cette dernière défend ici de façon très offensive les intérêts de l’économie suisse (en particulier l’industrie pharmaceutique, horlogère et des machines). Quant au groupe de pression de l’industrie états-unienne, le National Foreign Trade Council, il exige de pays tels que le Brésil, l’Egypte, l’Inde, la Malaisie ou l’Afrique du Sud (considérés comme les principaux nouveaux marchés) une baisse de 75% de leurs droits de douane.
Les pays pauvres ont besoin des droits de douane sur les produits industriels
De nombreux pays en développement déclarent ne pas pouvoir se passer de ces taxes pour deux raisons principales:
Qualifier les négociations actuelles de «cycle du développement» relève ainsi presque du cynisme. On enlève aux pays pauvres des protections dont les pays industrialisés se sont servis au début de leur propre industrialisation. L’Angleterre, entre autres, a protégé son industrie cotonnière de la concurrence indienne grâce aux droits de douane.
La plupart des pays en développement tiennent à participer au commerce mondial. Mais ils ne veulent ouvrir à la concurrence internationale que les domaines qu’ils considèrent suffisamment développés et solides. Plutôt que de négocier une réduction linéaire des droits de douane sur les biens industriels (comme cela se fait actuellement à l’OMC), il faut rechercher des solutions adaptées à chaque pays.
Marianne Hochuli et Florence Gerber, octobre 2005
Les pays pauvres ont besoin des droits de douane sur les produits industriels
De nombreux pays en développement déclarent ne pas pouvoir se passer de ces taxes pour deux raisons principales:
|
Qualifier les négociations actuelles de «cycle du développement» relève ainsi presque du cynisme. On enlève aux pays pauvres des protections dont les pays industrialisés se sont servis au début de leur propre industrialisation. L’Angleterre, entre autres, a protégé son industrie cotonnière de la concurrence indienne grâce aux droits de douane.
La plupart des pays en développement tiennent à participer au commerce mondial. Mais ils ne veulent ouvrir à la concurrence internationale que les domaines qu’ils considèrent suffisamment développés et solides. Plutôt que de négocier une réduction linéaire des droits de douane sur les biens industriels (comme cela se fait actuellement à l’OMC), il faut rechercher des solutions adaptées à chaque pays.
Marianne Hochuli et Florence Gerber, octobre 2005


