Campagne olympique 2004
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Les Jeux Olympiques 2004 à Athènes valent de l’or en premier lieu pour les sportifs-ves. C’est aussi valable pour des marques comme Asics, Fila, Lotto, Puma ou Umbro : grâce à leur marketing olympique, elles vont gagner des millions par la vente de vêtements et de chaussures de sport. Coudre le plus grand nombre d’habits de sport en un minimum de temps n’est toutefois pas une discipline olympique. Au grand dam de Phan, 22 ans, qui doit coudre 240 cols de t-shirt en une heure. Elle ne reçoit pas de médaille ni de dédommagement convenable pour ce travail : son salaire horaire s’élève tout juste à 25 centimes.

De plus, les marques exercent une pression permanente sur leurs fournisseurs par leur politique commerciale (p.ex. dumping des prix, délais de livraison toujours plus courts). Elles en oublient les conditions de travail. En outre, les employés et leurs organisations syndicales ont jusqu’ici à peine été associés aux processus d’élaboration des normes sociales. Le droit à la liberté d’association continue à être systématiquement bafoué.

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