Pas de brevets sur le vivant
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Cinq bons arguments contre les brevets sur le vivant  (04.09.00)
Cinq bons arguments contre les brevets sur le vivant
Ethique
Les brevets sur les plantes, les animaux ou des parties du corps humain vont à l’encontre de la Charte des droits de l’homme et des principes fondamentaux de la plupart des religions et traditions culturelles. On ne peut traiter le vivant comme une machine.

Monopolisation des semences
Avec les brevets sur le vivant, les paysans sont de plus en plus dépendants des grands groupes de la chimie et de l’agrobusiness. En effet, le droit fondamental des paysans à réutiliser les semences d’une variété protégée pour la prochaine récolte est interdit, ou soumis au paiement d’une nouvelle taxe.

Privatisation des ressources du Sud
Bien que la plus grande part de la diversité biologique provienne des pays du Sud, ce sont les entreprises du Nord qui, grâce à leurs avantages technologiques, s’approprient les droits sur le vivant. A l’avenir, ce sont justement les pays les plus pauvres qui vont, en payant des droits de licence, alimenter les caisses de quelques grands trusts du Nord.

Entrave à la recherche
Les brevets sur la vie peuvent bloquer des années durant la sélection de nouvelles sortes de plantes ou le développement de nouveaux produits dans l’agriculture et le domaine pharmaceutique. Les brevets n’encouragent pas la recherche, ils l’entravent.

Diversité biologique
La Convention sur la biodiversité stipule que les avantages commerciaux ou autres découlant des ressources génétiques doivent être répartis équitablement. Elle exige que l’accès aux (bio)technologies soit facilité. L’octroi de brevets va à l’encontre de ces exigences.