Play Fair 2008
JO 2008: performances insuffisantes pour les droits des travailleurs (13.06.07)
La campagne PlayFair2008 a publié en juin 2007, un rapport faisant état des conditions de travail dans quatre entreprises chinoises bénéficiant de licences olympiques supposées promouvoir l’esprit olympique, les principes éthiques fondamentaux universels. Or, les conditions de travail observées sont loin, très loin, de cet esprit. Extraits:
«En août 2008, des athlètes du monde entier convergeront à Beijing à l’occasion des Jeux olympiques d’été. Des marques mondiales de vêtements et de chaussures de sport dépenseront des sommes d’argent colossales pour associer leurs produits à l’idéal olympien. Les Jeux olympiques devraient réunir environ 800.000 visiteurs étrangers et un million de spectateurs chinois. Les événements olympiques, où les marques et les logos figureront au premier plan, seront retransmis vers des millions de téléspectateurs aux quatre coins du monde. …
»Beijing 2008 pourrait être l’olympiade la plus profitable de l’histoire, allant jusqu’à dépasser les bénéfices records des Jeux de Los Angeles en 1984, qui avaient atteint 224 millions de dollars, d’après le responsable du CIO chargé des préparatifs des Jeux de 2008. Hein Verbruggen, président de la Commission de coordination du CIO aurait déclaré: «Je ne serais pas surpris de voir Beijing rapporter davantage d’argent que n’importe quelle autre olympiade». …
»La concession de licences olympiques constitue un volet important du programme de marketing olympique, qui inclut également un programme de parrainage et un programme de philatélie et de numismatique. Une licence officielle des Jeux olympiques est accordée par contrat et concède à une entité le droit d’exploiter des symboles olympiques en apposant ceux-ci sur des produits destinés à être vendus au détail. En contrepartie de ces droits, les détenteurs de licences olympiques versent une redevance, dont le montant est directement dévolu à l’organisation des Jeux; «Le programme de licence des Jeux olympiques a pour objectif de diffuser l'esprit olympique et les marques commerciales des Jeux, de transmettre au public la ferveur des JO » (lancement du programme des licences pour les JO de 2008). …
»Ce rapport, qui passe en revue les conclusions d’une enquête menée au cours de l’hiver 2006/2007 dans seulement quatre des entreprises accréditées pour produire des articles sous la licence olympique, révèle une réalité parfois bouleversante. …
»Il permet de constater un mépris flagrant pour la santé des travailleurs, ainsi que pour les lois et les réglementations nationales du travail, notamment dans les domaines suivants: heures de travail, échelle salariale, embauche de mineurs d’âge et d’enfants, conditions précaires en matière de santé et sécurité. Mainland Headwear Holdings Limited, la plus grande et la plus profitable des entreprises ciblées par notre enquête, exige à ses employés de travailler plus de 13 heures par jour, sept jours sur sept, qui plus est en les rémunérant à moins de 50% du salaire minimum légal. Or les usines de Mainland Headwear ne sont pas situées dans une province reculée de la Chine mais bien à Shenzhen (District de Longgang), ville située en bordure de Hong Kong, dotée d’une des réglementations les plus strictes en matière de salaires minima et des sites de production les plus modernes au niveau national. Rien ne justifie que ce fabricant de chapeaux et de casquettes ne traite son personnel aussi mal. La direction de Mainland Headwear exige des employés qu’ils versent une caution de 100 yuans (environ 13 dollars ou 9,7 euros).»
«En août 2008, des athlètes du monde entier convergeront à Beijing à l’occasion des Jeux olympiques d’été. Des marques mondiales de vêtements et de chaussures de sport dépenseront des sommes d’argent colossales pour associer leurs produits à l’idéal olympien. Les Jeux olympiques devraient réunir environ 800.000 visiteurs étrangers et un million de spectateurs chinois. Les événements olympiques, où les marques et les logos figureront au premier plan, seront retransmis vers des millions de téléspectateurs aux quatre coins du monde. …
»Beijing 2008 pourrait être l’olympiade la plus profitable de l’histoire, allant jusqu’à dépasser les bénéfices records des Jeux de Los Angeles en 1984, qui avaient atteint 224 millions de dollars, d’après le responsable du CIO chargé des préparatifs des Jeux de 2008. Hein Verbruggen, président de la Commission de coordination du CIO aurait déclaré: «Je ne serais pas surpris de voir Beijing rapporter davantage d’argent que n’importe quelle autre olympiade». …
»La concession de licences olympiques constitue un volet important du programme de marketing olympique, qui inclut également un programme de parrainage et un programme de philatélie et de numismatique. Une licence officielle des Jeux olympiques est accordée par contrat et concède à une entité le droit d’exploiter des symboles olympiques en apposant ceux-ci sur des produits destinés à être vendus au détail. En contrepartie de ces droits, les détenteurs de licences olympiques versent une redevance, dont le montant est directement dévolu à l’organisation des Jeux; «Le programme de licence des Jeux olympiques a pour objectif de diffuser l'esprit olympique et les marques commerciales des Jeux, de transmettre au public la ferveur des JO » (lancement du programme des licences pour les JO de 2008). …
»Ce rapport, qui passe en revue les conclusions d’une enquête menée au cours de l’hiver 2006/2007 dans seulement quatre des entreprises accréditées pour produire des articles sous la licence olympique, révèle une réalité parfois bouleversante. …
»Il permet de constater un mépris flagrant pour la santé des travailleurs, ainsi que pour les lois et les réglementations nationales du travail, notamment dans les domaines suivants: heures de travail, échelle salariale, embauche de mineurs d’âge et d’enfants, conditions précaires en matière de santé et sécurité. Mainland Headwear Holdings Limited, la plus grande et la plus profitable des entreprises ciblées par notre enquête, exige à ses employés de travailler plus de 13 heures par jour, sept jours sur sept, qui plus est en les rémunérant à moins de 50% du salaire minimum légal. Or les usines de Mainland Headwear ne sont pas situées dans une province reculée de la Chine mais bien à Shenzhen (District de Longgang), ville située en bordure de Hong Kong, dotée d’une des réglementations les plus strictes en matière de salaires minima et des sites de production les plus modernes au niveau national. Rien ne justifie que ce fabricant de chapeaux et de casquettes ne traite son personnel aussi mal. La direction de Mainland Headwear exige des employés qu’ils versent une caution de 100 yuans (environ 13 dollars ou 9,7 euros).»
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| Rapport complet «Pas de médaille droits des travailleurs pour les Jeux olympiques» |
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