Jouets
Revendications à la branche suisse des jouets (30.11.06)
Des rapports démontrent de manière régulière les conditions de travail inacceptables dans l'industrie du jouet. Les droits de l'Homme et les droits fondamentaux du travail sont systématiquement négligés, en particulier dans les usines chinoises. Ces violations doivent cesser immédiatement, aussi bien du point de vue des consommateurs que dans une perspective de développement des pays producteurs. Pour cette raison, un certain nombre d'organisations –indépendantes les unes des autres– ont interpellé les entreprises et le public.
En conséquence, certaines entreprises ont manifesté leur volonté de commencer un dialogue avec les organisations impliquées dans la coalition, à savoir la Déclaration de Berne (DB), la Fédération romande des consommateurs (FRC), la Société suisse pour l'amitié helvético-tibétaine (GSTF), la Fondation pour la protection des consommateurs (SKS), et le groupe bâlois de terre des hommes. Une discussion a eu lieu au début de l'année 2006 avec les entreprises suivantes: Migros, Franz Carl Weber, Lego et l'Association suisse des jouets (SVS).
Problèmes spécifiques dans l'industrie du jouet
Demandes aux entreprises suisses
Les entreprises suisses, indépendamment de leur structure organisationnelle pour leur politique d'achat, partagent la responsabilité des conditions de travail dans les usines. La coalition suisse des jouets invite ces firmes –ainsi que les associations similaires– à aborder ces questions avec une stratégie proactive:
Appel au secteur suisse du jouet:
Chaque entreprise devrait mettre en application les demandes énumérées ci-dessus aussi tôt que possible. La coalition des jouets a créé un questionnaire (voir les résultats). Avec ce questionnaire, les actions mises en application peuvent être documentées.
Réponse à envoyer svp avant la fin du mois septembre 2006 à la coalition des jouets (adresse: Coalition suisse des jouets, c/o GSTF, Binzstrasse 15, 8045 Zurich).
Nous espérons recevoir des réponses instructives à toutes nos questions.
En vous remerciant d'avance!
Le 31 octobre 2006, la coalition suisse des jouets rencontrera le SVS et les représentants concernés de ce secteur à Zurich, afin de passer en revue la situation.
En conséquence, certaines entreprises ont manifesté leur volonté de commencer un dialogue avec les organisations impliquées dans la coalition, à savoir la Déclaration de Berne (DB), la Fédération romande des consommateurs (FRC), la Société suisse pour l'amitié helvético-tibétaine (GSTF), la Fondation pour la protection des consommateurs (SKS), et le groupe bâlois de terre des hommes. Une discussion a eu lieu au début de l'année 2006 avec les entreprises suivantes: Migros, Franz Carl Weber, Lego et l'Association suisse des jouets (SVS).
Problèmes spécifiques dans l'industrie du jouet
- Le comportement des entreprises est, jusqu'à présent, caractérisé par les dysfonctionnements suivants: pas de transparence (vis-à-vis des fabricants, des rapports d'audits et de la certification); pas de prise de responsabilité (en regard des lois nationales ou des normes internationales); pas de participation (des personnes concernées, de leurs ONG ou des syndicats).
- La situation spécifique en Chine doit être prise en compte dans la mesure où 80% des jouets y sont produits. Il est donc essentiel de développer des projets en collaboration avec les organisations locales déjà constituées, afin d'atteindre la liberté d'organisation telle que décrite par l'OIT, c'est-à-dire en passant par des moyens parallèles. En effet, au niveau des usines chinoises, de nouvelles formes de négociations apparaissent, ce qui devrait conduire à des contrats collectifs.
- Le secteur mondial des jouets n'était, jusqu'à présent, pas ouvert au dialogue avec la société civile. Cela s'est manifesté par une stratégie passive de gestion des risques, des relations publiques offensives et des certifications ICTI discutables pour certaines usines. A long terme, une initiative multipartite (Multi Stakeholder Initiative, MSI) serait souhaitable. A titre d'exemple, dans l'industrie du textile, des MSI (www.is-com.org, www.fairwear.nl) offrent d'ores et déjà un point de départ systématique et une perspective claire (en regard de la vérification des codes d'implémentation). Le secteur des jouets doit en premier lieu reconnaître des standards minimaux et commencer leur mise en œuvre.
- En 2001, l'ICTI (International Council of Toy Industries, l'association faîtière de l'industrie internationale du jouet) a lancé une initiative. Après quatre ans, les résultats positifs observables sont limités. Qui plus est, nous avons constaté des conséquences négatives alarmantes de ce système. En lieu et place d'audits extrêmement chers, nous appelons les entreprises à exercer leur influence sur l'ICTI de sorte que les standards soient améliorés et les pratiques discutables soient modifiées.
Demandes aux entreprises suisses
Les entreprises suisses, indépendamment de leur structure organisationnelle pour leur politique d'achat, partagent la responsabilité des conditions de travail dans les usines. La coalition suisse des jouets invite ces firmes –ainsi que les associations similaires– à aborder ces questions avec une stratégie proactive:
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Appel au secteur suisse du jouet:
Chaque entreprise devrait mettre en application les demandes énumérées ci-dessus aussi tôt que possible. La coalition des jouets a créé un questionnaire (voir les résultats). Avec ce questionnaire, les actions mises en application peuvent être documentées.
Réponse à envoyer svp avant la fin du mois septembre 2006 à la coalition des jouets (adresse: Coalition suisse des jouets, c/o GSTF, Binzstrasse 15, 8045 Zurich).
Nous espérons recevoir des réponses instructives à toutes nos questions.
En vous remerciant d'avance!
Le 31 octobre 2006, la coalition suisse des jouets rencontrera le SVS et les représentants concernés de ce secteur à Zurich, afin de passer en revue la situation.




