Solidaire 178: De la nécessité d'imposer des règles aux multinationales
24 novembre 2004
Dans la livraison de sa revue « Vers un développement Solidaire » de décembre 2004, la Déclaration de Berne montre à quel point il est difficile, mais nécessaire, d’imposer des règles aux multinationales en matière de droits humains, sociaux et environnementaux. Nestlé en est un exemple : l’entreprise veveysanne fait face à des conflits multiples en raison du non-respect de codes, de normes ou de lois.
Nestlé face aux lois (Dossier, pp. 4-11)
Non, Nestlé n’est pas la bienfaitrice de l’humanité que présente son site internet. Le syndicat sud-coréen mobilisé contre Nestlé en raison des licenciements et des réengagements de plusieurs dizaines d’employés comme intérimaires peut en témoigner. Le réseau international des groupes d’action pour l’alimentation infantile (IBFAN), qui se bat depuis des années pour le respect du code sur la commercialisation des substituts du lait maternel de l’OMS, constate les multiples violations du code par Nestlé. Le mouvement des amis du circuit des eaux de Minas Gerais au Brésil a porté plainte sur le plan national en raison du pompage d’eaux minérales, déminéralisées ensuite par Nestlé. L’entreprise suisse n’est pas la seule à faire fi des règles visant à protéger les travailleurs, les consommateurs ou l’environnement. Mais les exemples présentés illustrent une constante : des normes non contraignantes comme les principes directeurs de l’OCDE ou le code sur la commercialisation des substituts du lait maternel de l’OMS ne suffisent pas pour imposer aux multinationales le respect des règles internationales. C’est pourquoi la Déclaration de Berne demande l’instauration de normes contraignantes dont les violations seraient sanctionnées rigoureusement. Actuellement, seule la force des mouvements sociaux peut faire pression sur les entreprises. C’est insuffisant, les Etats doivent mieux assumer leur responsabilité.
Sida en Afrique du Sud et Evasion fiscale
Ce numéro de décembre du Solidaire revient également, à l’occasion de la journée internationale contre le sida, sur la forte emprise du virus en Afrique du Sud et la lutte sociale qui y est menée pour une prise en charge plus efficace des personnes malades.
La réponse du Conseil fédéral à la campagne contre l’évasion fiscale est également commentée. Le gouvernement n’entre pas en matière. Selon lui, la fuite des capitaux est essentiellement imputable aux conditions locales dans les pays d’origine. La Déclaration de Berne, avec les autres organisations porteuses de cette action, devra donc revenir à la charge.
Service de presse prêt à être publié :
Le Solidaire : Dans sa livraison de décembre, la revue de la Déclaration de Berne propose un dossier sur les codes internationaux visant à obtenir des multinationales le respect des droits humains et environnementaux. Se basant sur des luttes sociales menées contre Nestlé (droits des travailleurs en Corée du Sud, commercialisation des substituts au lait maternel dans les pays du Sud, protection des ressources hydriques au Brésil), l’association, dédiée aux relations Nord-Sud, constate que les outils actuels sont insuffisants car non contraignants. D’autres articles reviennent sur la réalité du sida en Afrique du Sud, sur l’évasion fiscale. (N° 178, abonnement pour 5 numéros : 50 francs, Déclaration de Berne, rue de Genève 52, 1004 Lausanne, tél 021 620 03 03, info@ladb.ch)
Pour en savoir plus : Jean-Claude Huot, 021 620 03 08, huot@ladb.ch
Nestlé face aux lois (Dossier, pp. 4-11)
Non, Nestlé n’est pas la bienfaitrice de l’humanité que présente son site internet. Le syndicat sud-coréen mobilisé contre Nestlé en raison des licenciements et des réengagements de plusieurs dizaines d’employés comme intérimaires peut en témoigner. Le réseau international des groupes d’action pour l’alimentation infantile (IBFAN), qui se bat depuis des années pour le respect du code sur la commercialisation des substituts du lait maternel de l’OMS, constate les multiples violations du code par Nestlé. Le mouvement des amis du circuit des eaux de Minas Gerais au Brésil a porté plainte sur le plan national en raison du pompage d’eaux minérales, déminéralisées ensuite par Nestlé. L’entreprise suisse n’est pas la seule à faire fi des règles visant à protéger les travailleurs, les consommateurs ou l’environnement. Mais les exemples présentés illustrent une constante : des normes non contraignantes comme les principes directeurs de l’OCDE ou le code sur la commercialisation des substituts du lait maternel de l’OMS ne suffisent pas pour imposer aux multinationales le respect des règles internationales. C’est pourquoi la Déclaration de Berne demande l’instauration de normes contraignantes dont les violations seraient sanctionnées rigoureusement. Actuellement, seule la force des mouvements sociaux peut faire pression sur les entreprises. C’est insuffisant, les Etats doivent mieux assumer leur responsabilité.
Sida en Afrique du Sud et Evasion fiscale
Ce numéro de décembre du Solidaire revient également, à l’occasion de la journée internationale contre le sida, sur la forte emprise du virus en Afrique du Sud et la lutte sociale qui y est menée pour une prise en charge plus efficace des personnes malades.
La réponse du Conseil fédéral à la campagne contre l’évasion fiscale est également commentée. Le gouvernement n’entre pas en matière. Selon lui, la fuite des capitaux est essentiellement imputable aux conditions locales dans les pays d’origine. La Déclaration de Berne, avec les autres organisations porteuses de cette action, devra donc revenir à la charge.
Service de presse prêt à être publié :
Le Solidaire : Dans sa livraison de décembre, la revue de la Déclaration de Berne propose un dossier sur les codes internationaux visant à obtenir des multinationales le respect des droits humains et environnementaux. Se basant sur des luttes sociales menées contre Nestlé (droits des travailleurs en Corée du Sud, commercialisation des substituts au lait maternel dans les pays du Sud, protection des ressources hydriques au Brésil), l’association, dédiée aux relations Nord-Sud, constate que les outils actuels sont insuffisants car non contraignants. D’autres articles reviennent sur la réalité du sida en Afrique du Sud, sur l’évasion fiscale. (N° 178, abonnement pour 5 numéros : 50 francs, Déclaration de Berne, rue de Genève 52, 1004 Lausanne, tél 021 620 03 03, info@ladb.ch)
Pour en savoir plus : Jean-Claude Huot, 021 620 03 08, huot@ladb.ch



