Appels
Appel à Carrefour concernant Spectrum au Bangladesh (17.02.06)
La fabrique de pulls Spectrum s’effondre sur ses ouvriers au milieu de la nuit:
un exemple des misérables conditions de travail dans l’industrie textile
un exemple des misérables conditions de travail dans l’industrie textile
Le 11 avril 2005 vers 1 heure du matin, la fabrique de sweatshirts «Spectrum», installée dans la zone franche d’exportation Savar, près de Dhaka, la capitale du Bangladesh, s’effondrait faisant 64 victimes parmi les ouvriers, et 74 blessés graves. Le bâtiment, initialement de 3 étages, avait été surélevé de 5 étages supplémentaires, faisant fi de toutes les normes de sécurité. A cette heure tardive, plus de 400 personnes étaient encore au travail dans les ateliers. Les salaires chez Spectrum Sweater (700 Taka) n’atteignaient pas le salaire minimum légal, lui-même extrêmement bas (930 Taka = env. 15 CHF). La tragédie du 10 avril 2005 chez Spectrum est le dernier d’une série d’accidents mortels sur des lieux de production non conformes aux normes de sécurité à Dhaka.
Les soins médicaux d’urgence ont été donnés aux victimes. Quelque 3000 ouvriers (dont 90% de femmes) ont perdu leur emploi dans la tragédie, voire leur toit qu’ils ne sont plus en mesure de payer.
L’entreprise espagnole Inditex a créé un fonds d’aide à l’intention des familles des victimes et des survivants. Ce fonds prévoit le plein paiement du salaire entre la date de l’accident et le moment du versement ainsi qu’une rente pour les familles des personnes décédées. Il est également prévu de verser le salaire et des indemnités pour les blessés et leurs familles. Malheureusement la plupart des autres entreprises occidentales se fournissant auprès de Spectrum ont refusé de participer à ce fonds. C’est en particulier le cas de la chaîne de distribution Carrefour, dont l’enseigne est bien connue en Suisse romande.
C’est pourquoi, en février 2006, une délégation des ouvriers s’est rendue en Europe pour rencontrer divers responsables des entreprises concernées.
La campagne CCC continue de demander à ces entreprises de participer à ce fonds de soutien aux victimes et d’assumer ainsi pleinement leur responsabilité quant aux déplorables conditions de travail chez leurs fournisseurs.
Lors d’une visite sur place en décembre 2005, une délégation de CCC a constaté que le travail a repris dans une partie du bâtiment (4ème étage) et que l’entreprise emploie à nouveau quelque 300 personnes. Elle a également pu observer que les conditions de sécurité étaient des plus précaires (aucun extincteur, manque d’issues de secours). C’est pourquoi la campagne continue de demander que des contrôles soient menés par les autorités sur tous les lieux de production de plusieurs étages et qu’un programme de sécurité soit lancé afin d’éviter de nouvelles tragédies.
Vous pouvez vous aussi soutenir les revendications des victimes de cet accident en demandant à la direction de Carrefour en France ou en Suisse de participer au fonds d'assistance!
| Télécharger la lettre à envoyer à la direction générale de Carrefour (12 KB) |
| Téléchargez la lettre à envoyer à la direction de Carrefour Suisse (12 KB) |
| Un an après: le rapport de CCC sur les mesures prises suite à l'effondrement de l'usine Spectrum (1.6 MB) |








